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. L’opinion d’une maman

20/02/2013

Depuis octobre 2012, notre fils Baptiste (20 ans) diabétique insulinodépendant depuis l’âge de 10 ans, pratique l’insulinothérapie fonctionnelle.

Cette méthode, je l’ai découverte lors des journées de portes-ouvertes du CEED il y a trois ans, et proposée à Baptiste. En effet, à partir de 17 ans il avait commencé à négliger son traitement (ne faisait plus de contrôles glycémiques, ni certaines injections, adoptait des comportements à risques…) ce qui a eu pour conséquences : une HbA1c de plus en plus élevée et deux malaises hypoglycémiques très sévères qui lui ont valu des séjours à l’hôpital.
Bref, il fallait agir !
En passant dans le service des adultes de l’Hôpital civil de Strasbourg, il en a discuté avec le Pr Kessler et a décidé de tenter l’expérience.

La semaine à l’hôpital lui a permis de se rendre compte des conséquences d’un diabète mal équilibré car, dans son groupe, se trouvait une jeune femme qui avait partiellement perdu la vue. Il a aussi pu réviser certaines notions surtout en rapport avec l’alimentation, qu’il avait eu tendance à oublier…

Aujourd’hui, après cinq mois d’insulinothérapie fonctionnelle, je peux dire que la situation s’est nettement améliorée et le bilan est très positif :
  • Son HbA1c est meilleure (7)
  • Il bénéficie d’une plus grande liberté au moment des repas tant en ce qui concerne les horaires que la composition : il lui arrive de faire des repas sans glucide et les déjeuners et dîners au moment des fêtes ont pu être gérés avec beaucoup plus de sérénité et de souplesse.
  • Il se prend mieux en charge, semble avoir mûri car il se montre plus sérieux qu’avant. Il se sent plus investi.

Mais tout en se sentant plus libre il ne doit pas oublier d’être rigoureux : pour l’instant il pèse encore souvent les aliments afin de calculer les doses d’insuline et son livret « Les glucides dans l’alimentation » ne le quitte pas.

Pour nous tous, cela signifie aussi changer les habitudes qui ont été prises au cours des dix dernières années : ne pas systématiquement lui proposer du pain pour compenser l’absence de glucides ou alors l’obliger à manger une certaine quantité de féculents.

En ce qui me concerne, l’élément essentiel c’est vraiment la possibilité d’être plus libre (à ce propos le nom de votre association a vraiment été bien choisi « Insulib ») qui me semble l’aspect le plus important sans oublier une prise en charge plus responsable de la maladie de la part de Baptiste.

Enfin, et ce n’est pas à négliger, nos relations se sont nettement améliorées au cours des cinq derniers mois : les tensions au moment des repas, des contrôles, des visites à l’hôpital ont disparu.

Je reste cependant vigilante et, en maman inquiète de la santé de son fils, je garde un œil sur lui, mais en prenant de plus en plus mes distances….moi aussi je suis plus libre !