Vous êtes ici : Accueil > L’insulinothérapie fonctionnelle > * Témoignages > . "Fin janvier il y a cinq ans ...

. "Fin janvier il y a cinq ans ...

...ce n’est pas la grande forme : rhumes sur grippes sur bronchites puis polyurie, polydipsie provoquant des réveils nocturnes, et enfin perte rapide de 8 kgs, le tout m’expédie un mois plus tard, après de fortes tergiversations de mon généraliste, et une brutale décision de mon médecin du travail, à l’hôpital sous pompe à insuline.

Le verdict tombe : diabète de type 1, rien ne sera comme avant, cette maladie auto immune vous tient à jamais.
L’hôpital distille à bas mots quelques bribes d’information sur ma nouvelle marche de vie à suivre. Je dois supplier pour obtenir ces précieuses et indispensables clés qui m’échappent. Puis 6 jours après, je sors et crains pour la première fois de ma vie ce qui va suivre : je ne suis pas autonome.

A la maison, un coup de fil à une amie d’enfance atteinte de diabète de type 1, 13 ans auparavant va pourtant me « sauver », renseigne toi et pratique l’ INSULINOTHERAPIE FONCTIONNELLE, c’est la seule voie pour regagner un semblant de liberté de vie. J’interroge aussitôt le monde médical local sur ce mot barbare, et la manière d’y adhérer. Je ne reçois aucun écho, et dois me lancer des jours et des nuits à la recherche d’information sur le net, et c’est cahin-caha que je tente d’adapter ma consommation de glucides à mes doses d’insuline. Ca marche mais les essais / erreurs sont éprouvants.

Puis, 2 ans après, je reçois enfin un écho sérieux auprès de l’Hôpital civil de Strasbourg, qui se lance dans une formation de 5 jours en insulinothérapie fonctionnelle avec une phase de jeûne permettant de calculer son ratio glucidique personnel tant souhaité. Les informations et les données sont enfin au rendez-vous, la pratique peut à présent se faire sur une base solide.

Aujourd’hui les petits livrets de tables de glucides ont disparu de mon environnement, et même si les contraintes des injections et quelques hypoglycémies me rappellent ma différence, ma qualité de vie est quasiment la même qu’une personne non diabétique. Pour moi il n’y a pas de doute, seule l’insulinothérapie fonctionnelle permet de vivre le plus normalement possible pour un diabétique."